D-clics numériques

dsc_0541Mieux appréhender la société digitale

En moins de 30 ans, le développement du numérique s’est accéléré au point de devenir aujourd’hui un élément incontournable de notre vie. Présent dans tous les actes de notre quotidien, il semble cependant que les jeunes utilisateurs soient peu instruits du fonctionnement de ces outils.

C’est un fait, les enfants et les jeunes grandissent aujourd’hui dans une société transformée ou les manières d’apprendre, de créer et d’appréhender l’environnement sont presque toujours liées aux technologies numériques.

Mais s’ils maîtrisent ces outils parfaitement, pour la plupart en tout cas, en connaissent-ils les rouages ? Rien n’est moins sûr.

Le projet D-clics Numériques, porté par La Ligue de l’Enseignement et présenté en avant-première au 8e Salon Régional de l’Éducation, a pour objectif d’accompagner les jeunes dans la compréhension et la maîtrise de ces outils dont on ne connaît souvent que la surface.

Pour David Jenaha, responsable formation à La Ligue de l’Enseignement, « nous avons le projet de former les animateurs périscolaires et pourquoi pas de travailler dans le temps scolaire avec les enseignants pour apprendre aux jeunes à exercer leur esprit critique même vis à vis de ces technologies ».

Grâce à des outils pédagogiques adaptés, l’équipe de D-clics Numériques Réunion a ainsi permis aux jeunes visiteurs de jouer à un jeu vidéo avec des oranges, à programmer une voiture robot ou à découvrir le système Linux via un Nano PC pas plus grand qu’une souris d’ordinateur!

« Le Makey Makey permet de déconstruire une manette de jeux et à la recréer avec des objets du quotidien comme ici des oranges – mais cela peut être de l’eau, de l’aluminium ou tout autre matériaux conducteurs. Cette démonstration offre un nouveau regard sur l’objet “manette” que tous les jeunes connaissent. En la décortiquant, ils se rendent compte qu’ils peuvent très bien en fabriquer une et qu’en plus ils peuvent l’utiliser pour jouer !» explique David Jenaha.

Même réflexion pour le système Linux présent sur le nano PC Raspberry-Pi qui permet d’utiliser des logiciels Open Source gratuits et souvent tout aussi performants que les licences des grandes marques.

« Le projet D-clics Numériques a pour ambition d’apprendre aux jeunes “comment ça marche” ! et surtout comment devenir acteurs du développement numérique et plus seulement consommateur. Avec un autre outil, les cartes Arduino, les jeunes apprennent à coder afin de faire fonctionner une petite voiture électrique. C’est un premier pas très facile à franchir et qui ouvre ensuite sur d’innombrables possibilités de créations numériques qui peuvent paraître inaccessible au premier clic» conclue David Jenaha.

Le succès du concept rencontré lors du Salon Régional de l’Éducation semble en tout cas traduire un véritable engouement auprès des jeunes visiteurs avides de découverte. Et même le recteur, Vêlayoudom Marimoutou, ainsi que Nathalie Bassire, vice-présidente de La Région en charge de l’éducation, apparemment séduit par ce projet se sont prêtés au jeu du “coding” lors de la traditionnelle visite inaugurale.

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Ville de Saint-Denis : Génération ambition

standsaintdenisDes jeux pour éveiller !

Au stand de la ville de Saint-Denis, on déguste, on joue, on peint, on apprend quelques mots d’anglais ou de mandarin…  Pour René-Louis Pestel, maire-adjoint délégué à la culture et au patrimoine, « l’enjeu c’est l’éveil de l’être de demain, et l’être de demain on ne l’éveille pas à 50 ans… ». Des métiers de la petite enfance aux bourses de voyage, de la découverte des langues à l’éducation nutritionnelle… Les ateliers proposés sur ce stand offrent un aperçu des principaux dispositifs mis en place par la ville pour la jeunesse de 0 à 30 ans.

Entre deux quizz, Sylvie Ah-Loye, éducatrice de jeunes enfants échange avec des collégiens sur son métier : «La petite enfance c’est la tranche d’âge des 0-6 ans, le moment où l’on construit les fondations, le premier pallier de l’éducation ». Quelques mètres plus loin, Moina et Bahati, 10 ans tentent de retrouver les 5 fruits et légumes d’un smoothie… Un jeu organisé par le service de la restauration scolaire qui prend à cœur sa mission d’éducation nutritionnelle et de sensibilisation au goût.

Dans une ambiance joyeuse, donc, ces différentes activités démontrent les intérêts éducatifs du jeu. Cela permet notamment d’initier les plus jeunes aux langues étrangères. L’institut municipal des langues a ainsi mis en place des ateliers ludiques d’anglais, de mandarin, d’hindi, de tamoul dès la maternelle. Pour Samia Locate, la responsable, « découvrir les langues c’est aussi découvrir une culture, mieux vivre ensemble, s’ouvrir au monde… »

Dans cette perspective, et pour un jour mettre en pratique ces apprentissages, la ville offre justement une bourse de voyage… Et comme « les voyages forment la jeunesse » vous avez jusqu’à 30 ans pour en profiter !

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« Cartooning for peace »

 

pw8a0675Du dessin à l’information

Partenaire depuis le 1er Salon de l’Éducation, la MGEN (Mutuelle générale de l’éducation nationale) profite chaque année de l’événement pour proposer des outils pédagogiques aux enseignants. Cette année la MGEN accueille sur son stand l’exposition internationale « Cartoning for peace ».

Initiée en 2006, « Cartooning for peace » est le fruit de plusieurs rencontres entre Kofi Annan, secrétaire général des nations unis, et Plantu, dessinateur du Monde.

Dix kakémonos regroupent des dessins de presse du monde entier autour de thématiques comme le droit des femmes, la censure, les enfants des conflits, le proche orient, les religions, le racisme…

Pour Nicolas Prugnières, délégué MGEN, « le dessin de presse est un moyen d’éduquer le jeune lecteur, d’apprendre à réfléchir, à communiquer ».

Invité pour l’occasion, Souch, dessinateur de presse au Journal de l’Île de La Réunion et pour Réunion Première, et présent sur le stand. Il a pour mission de proposer des dessins sur la thématique de la liberté d’expression. L’occasion d’ajouter quelques panneaux à l’exposition, cette fois plus spécifiques à La Réunion.

À ses côtés, les classes d’écoles primaires se succèdent pour s’essayer au dessin de presse. Ils analysent, critiquent, débattent, puis personnalisent des ribambelles de Marianne à l’image de La Réunion.

La mission est accomplie : dessiner pousse à réfléchir et s’informer !

Dès lundi, l’exposition « Cartooning for peace » tournera dans les établissements de toute  l’île.

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Un « Kozman sitoyen » pour ouvrir les esprits !

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Huitième Salon Régional de l’Éducation

Un « Kozman sitoyen » pour ouvrir les esprits !

 Comme c’est désormais la tradition, c’est par un “kozman sitoyen” intitulé “Nout Langazman !” que s’est ouverte la huitième édition du Salon Régional de l’Éducation organisée par la Ligue de l’Enseignement. Inscrit pour la quatrième année dans le cadre du Salon Régional de la Jeunesse, ce rendez-vous incontournable de l’éducation à La Réunion se déroulera du 1er au 3 décembre à La Nordev à Saint-Denis.

« Nout Langazman ! ». Un appel qui pourrait être la devise de la Ligue de l’enseignement qui célébrera cette année 150 ans (66 ans à La Réunion) de défense de la laïcité et d’éducation populaire.

Dans un monde en pleine mutation : économique, technologique mais aussi politique ou climatique, les différents acteur de l’éducation doivent en effet trouver de nouvelles approches, de nouveaux modèles pour maintenir notre cohésion sociale.

Notre jeunesse semble particulièrement sensible aux conséquences de ces mutations, (perte de repères, individualisme, repli sur soi…), notamment si elle est, comme à la Réunion, pour une partie d’entre elle, frappée par l’échec scolaire et le chômage.

L’engagement citoyen, la volonté institutionnelle que chacun se réapproprie de façon active les valeurs de la République, la laïcité constituent sans doute des réponses adaptées à ces problématiques comme l’ont démontré les jeunes venus témoigner de « leurs engagements ».

L’engagement dès le plus jeune âge !

Du haut de leurs dix ans, Mérédith Hoareau et Tom Law Weng Sam sont délégués USEP (Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré) dans leurs écoles respectives, Flacourt à Sainte-Marie pour l’une et Joinville à Saint-Denis pour l’autre. À peine intimidés devant la salle nos deux jeunes élus témoignent de leur investissement « pour faire profiter toute l’école de sorties à la mer et d’activités sportives ».

Un exemple encourageant salué par Frédéric Salvan, président de La Ligue de l’Enseignement qui a insisté sur la nécessité « de continuer à mettre en place des outils pour que les jeunes deviennent des citoyens éclairés. Dans notre île où la situation est compliquée il faut absolument donner la priorité aux jeunes ! »

Et ce n’est pas Romain Wilthien, secrétaire général du forum réunionnais de la jeunesse, qui dira le contraire : « Notre association travaille pour améliorer la représentativité des jeunes de 12 à 30 ans au sein de la société réunionnaise. Nous pensons pouvoir proposer des solutions pour mettre fin aux galères du quotidien mais nous devons être entendus. »

Pour Laëtitia Volia Garnier, élue déléguée à la jeunesse de la ville de Saint-Denis c’est le même constat puisque cette militante associative est entrée en politique en faisant valoir sa force de proposition et sa jeunesse. « J’ai toujours été engagée dans des associations et j’ai eu la chance, grâce à cet investissement, qu’on me fasse confiance et qu’on me confie, à moins de 30 ans, la délégation à la jeunesse de la municipalité de Saint-Denis. Sans mes expériences associatives je n’aurais sans doute jamais pu être entendu ».

Être utile et se sentir utile

Offrir une expérience et une reconnaissance aux jeunes volontaires, c’est un des objectifs qui a présidé à la création du Service Civique, un outil désormais reconnu dans le parcours citoyen de nombreux jeunes réunionnais. Depuis la création du dispositif « Service civique » ce sont en effet plus de 3 000  jeunes réunionnais (1 300 en 2015) qui ont pu en bénéficier et qui se sont engagés dans des missions d’intérêt général.

À l’échelon national, comme l’a rappelé Yannick Blanc, Haut Commissaire à l’engagement civique et Président de l’agence du service civique invité par La Ligue de l’Enseignement, « ce sont 160 000 jeunes volontaires, et bientôt 200 000, qui ont ainsi pu donner du sens à leur quotidien et contribuer à l’intérêt général. Les personnes qui s’engagent au sein d’associations en France où, rappelons-le il y a 16 millions de bénévoles, ont toutes, jeunes ou séniors, un objectif commun : “être utile et se sentir utile”. Les jeunes enrichissent leur expérience et les séniors la partage ».

ce “kozman sitoyen” riche en points de vue et animé par Samuel Ablancourt, un des administrateurs de la ligue, s’est poursuivi par de nombreux échanges avec le public et conclu par Thierry Volck, vice-président de la Ligue de l’Enseignement qui a souhaité insister sur le fait que « l’engagement ne se décrète pas, il doit découler d’une démarche personnelle réfléchie et volontaire. Comme les services civiques dont le volontariat reste une condition de réussite indispensable ! »

Légende Photo 1 : De gauche à droite : Romain Wilthien, secrétaire général du forum réunionnais de la jeunesse, Laëtitia Volia Garnier, élue déléguée à la jeunesse de la ville de Saint-Denis, Yannick Blanc, Haut Commissaire à l’engagement civique et Président de l’agence du service civique, Frédéric Salvan, Président de la Ligue de L’Enseignement, Jade Tong-Yette, ex-présidente du Conseil départemental des jeunes, Samery Técher, élu au Conseil académique de la vie lycéenne.

 

 

 

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Plateau artistique du Salon de l’Education 2016

Matin Après midi
Jeudi 01 décembre 2016 14H00 -15H00 Olympiades des métiers
vendredi 02 décembre 2016 10H00-11H00 Collège Amiral BOUVET: contes, saynètes, chants et musique 14H00 – 14H45 Collège Deux Canons  groupe de Maloya J2C
11H00 – 12H00 Présentation des dispositifs jeunesse + DJ
Samedi 03 décembre 2016 10H30-11H30 Groupe swahili (musique traditionelle) 13H15- 14H00 Danse – SUAPS
14H00- 16H00 Démonstration et battle kids break danse Association Cœur de rue
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